En route vers les grottes des Demoiselles

Pour notre deuxième expérience en tandem, nous partons directement de la maison pour une boucle de 4 jours. Notre objectif est de visiter samedi la grotte des Demoiselles, située à 50 km de la maison.

Nous démarrons doucement, sous une belle chaleur. La route serpentant entre vignes et pinèdes nous offre de beaux points de vue sur le Pic Saint Loup et l’Hortus. Nous adorons les admirer de profil lorsqu’ils semblent se donner la réplique. Nous grimpons doucement sur le plateau de l’Hortus, où nous accueille un premier bivouac plat et ombragé…. bref, le paradis…. des tiques surtout. Elles prolifèrent et nous leur livrons une lutte sans merci!

Le lendemain, nous essayons de partir tôt pour éviter les grosses chaleurs. La route tout en descente jusqu’à Notre Dame de Londres est des plus agréables, sans circulation. Au delà de ce village pittoresque à la fontaine salvatrice, nous empruntons une piste caillouteuse, qui nous mène à la source du ruisseau de Gorniès. Les gouffres poissonneux sont un appel à la baignade sous ce soleil de plomb. L’après midi passe tranquillement entre rafraîchissement, jeux, exploration des lieux, lessives et repas.

Samedi, 7h00: il est temps d’émerger pour atteindre l’objectif du séjour. Il nous faut à peu près 2h pour tout ranger et être prêt pour cette journée qui s’annonce longue. Damien et Héloïse sont de corvée « gourdes » et font le détour par Ferrières-les-verreries, tandis que le reste de l’équipe attaque la montée. En fait, bonne surprise, elle se fait tout en douceur et nous descendons rapidement sur Saint Bauzille. Ouf! Nous avons gradé des forces pour la dernière montée vers la grotte. Elle aura raison des mollets de Fanny. C’est à pied qie nous terminons pour prendre encore plus le temps d’admirer le paysage. Quel régal de profiter de l’ombre pour déjeuner et de la fraîcheur des grottes en ce début d’après midi brûlant! Un ancien ours des cavernes garde l’entrée. Nous déambulons dans un décor féerique. C’est d’ailleurs là l’origine de ce joli nom: petit Jean, berger des causses, tomba au fond du gouffre pour récupérer une brebis et fut sauvé par des milliers de petites fées scintillantes. Le temps a fait son oeuvre, stalactites et stalagmites se disputent la vedette. Nous laissons libre cours à notre imagination pour apercevoir ici, un dromadaire, là un poulpe géant ou encore une belel salade de chou fleur. La grande salle est majestueuse et impressionnante de par ses dimensions. Elle accueillait encore la messe de minuit, il y a quelques années et reste un lieu privilégié pour des concerts atypiques.

Nous nous régalons de cette visite et la chaleur ne nous paraît que plus intense à la sortie. On traîne encore un peu mais il faut se remettre en route pour le bivouac du soir repéré à l’aller. Une partie de la montée se fait sur le bord d’une départementale très passante et vraiment désagréable. Nous ne traînons pas pour rejoindre une route secondaire et profiter de quelques zones ombragées. La montée tant redoutée ce matin est finalement vite passée entre goûter, jeu et recherche du bivouac idéal.

Ce dernier nous offre une vue à 180°C sur la chaîne de montagne et un magnifique coucher de soleil.

A 9h00, il fait déjà 32°C. L’étape est agréable, à plat ou en descente et les vues sur le Pic Saint Loup motivantes. Nous arrivons à Valflaunès, au coeur du marché. Quel réconfort gustatif! Melons frais, tomates, crêpes orientales. C’est le ventre bien repu et la tête remplie d’images et de souvenirs partagés, que nous retrouvons la maison, quelques kilomètres plus au Sud.

Ces 4 jours nous ont permis de conforter nos choix de matériel, même si quelques questions restent encore en suspens. .

Prochain « pédalage » en direct du Chili.

Laisser un commentaire