Les montagnes en point de mire

Bonne année à toutes et tous. Que 2023 vous comble de santé et de bonheur partagé.

Nous quittons à regret Rincon del mar, et disons au revoir à la mer et au farniente. Petite étape pour commencer puisqu’on rejoint San Onofre où nous attend le Père Javier.

C’est son anniversaire aujourd’hui et sa famille lui a fait la surprise de lui rendre visite. Nous lui préparons un crumble aux fruites exotiques et passons à nouveau une excellente soirée d’échanges. Au petit matin, c’est avec émotion que nous lui disons au revoir non sans avoir noté les contacts de ses frères et sœurs.


La petite route bucolique et ombragée, que nous empruntons nous garantit sécurité et sérénité. Les pâturages plats laissent bientôt la place à de petites collines vertes et pentues. Les derniers kilomètres avant Toluviejo se corsent et c’est la première belle chute de Lucie. Plus de peur que de mal, la pause est la bienvenue sur la place du village. Une maman et sa fille iront nous acheter des jus de fuit et des cacahuètes pour nous donner des forces. Nous discutons longuement avec Carmèn, immigrée vénézuélienne qui a la nostalgie de son pays.


La reprise sur une 2×2 voies est cauchemardesque, surtout quand deux camions se doublent et nous frôlent sans ralentir. Heureusement, nous tournons sur une piste où nous retrouvons le calme de la campagne. Nous grimpons dans un petit massif au nord de Sincelejo. La végétation s’est asséchée, la lumière décroît sur l’herbe dorée, il fait un peu plus frais et nous apprécions ce changement de paysages. La piste est tortueuse, sableuse et fort pentue quand il s’agit de traverser un petit ruisseau. Les villages semblent très pauvres, mais bien entretenus, les maisons sont simples, mais propres, les jardins ratissés. Les entrées et les sorties débordent toujours de déchets mais sans services municipaux et avec la quantité de plastique utilisé, il ne peut en être autrement. Il faut dire qu’ici, l’eau n’est pas potable, même pour les populations locales. Soit ils vont en chercher à la ville et la filtrent, soit ils achètent des petites poches plastiques de 300 mL d’eau traitée (ce que nous faisons…), qui se retrouvent ensuite sur les bords des routes. Nous jetons conscienseusement nos déchets dans des lieux appropriés en sachant malheureusement qu’ils finiront inexorablement dans la nature. Certains tas de déchets sont également brulés et fument à longueur de journée. Le coucher du soleil approche et les pentes s’enchaînent alors que nos jambes sont bien fatiguées.

Dans une montée où je pousse le vélo, un monsieur en moto propose de monter Héloïse pendant que son épouse m’aide à pousser le tandem. Qu’est-ce que nous leur sommes reconnaissants ! La tombée de la nuit toute proche nous stresse car nous n’avons vu aucun endroit où camper. Nous rejoignons une Finca où l’on espère demander un petit bout d’herbe… Il n’y a personne, la grille est fermée… mais quelques minutes plus tard, un famille que nous avions croisée arrive et nous sauve. Narcisse et Manuella sont les régisseurs du domaine. Avec leur petite fille, Nicol, étudiante en français, ils nous accueillent chaleureusement. Ouf ! Nous passerons la nuit en sécurité. La tente est encore une fois montée sous un kiosque de feuilles de palmier. Nous partageons notre repas: nous préparons des pâtes à la tomate, ils nous régalent de frites maison, de riz et de fromage. Nous échangeons sur leur vie de déplacés. Il y a 15 ans, Narcisse, en tant que leader social, a été attaqué, a frôlé la mort et ils ont dû tout quitter pour se réfugier dans cette région plus sûre. Ils travaillent dur pour offrir à leur petite fille des études et une vie plus confortable. Cette grand-mère attentionnée et sa petite fille aimante touchent notre cœur. On espère que Nicol pourra réaliser son rêve d’échanges universitaires. Nous nous couchons fatigués par les kilomètres et les émotions.

Réveil à 5h30 pour nous… cela fait déjà 1h30 que Narcisse est sur le pont ! Leur café sucré est un délice et un bon carburant pour se remettre en selle, après avoir chaleureusement remerciés nos hôtes de nous avoir hébergés et sauvés d’un mauvais pas à la tombée de la nuit. Nous n’avons presque plus d’eau… nous n’avons pas osé réduire les réserves d’eau potable de Narcisse et Manuela… Les montées sont de plus en plus raides, la piste très mauvaise, les gorges desséchées, les tee-shirts trempés de sueur. Un paysan nous propose un peu de son eau dans un bidon de détergent que nous acceptons volontiers… nous la filtrons quand même discrètement ! Nous dévalisons la petite tienda que nous croisons ensuite, de petites poches d’eau fraîche. Nous nous jetons littéralement dessus ! C’est salvateur… et la piste est plutôt descendante mais très empruntée par les motos en sens inverse… on a dû louper une fête locale majeure dans le village précédent… en fait, non, la police s’est postée sur la route principale alors tout le monde fait le détour par les pistes. Il faut dire qu’ici, les motos servent de voitures : 4 à 5 personnes, des chargements incroyables, et aucun casque…

Nous atteignons Corrozal pour le déjeuner et nous trouvons un hôtel et une piscine à côté pour passer la fin d’après-midi au frais. Le soir, on découvre les salchipapas, que nous avait vantés Nicol: de la viande, des saucisses, des frites, de la salade en lamelle recouvert de fromage!! Muy rico!! Sur la place du village joliment illuminée pour Noël, nous nous régalons de partager les occupations des colombiens: voiturettes pour enfant sûrement téléguidées autrefois, aujourdhui patiemment poussée, bulles de savon, peintures, pop corn… nous discutons avec une famille qui, voyant que les filles se régalent de jouer avec les bulles, leur offre a chacune un petit kit. Nous somme toujours touchés par ces attentions qui découlent de l’attention à l’autre, du regard tourné vers l’autre. Nous sommes conquis par cette ville, qu’ils appellent village ici, avec quand même 40 000 habitants et 5 petits français ce soir !

Nous restons autant que possible sur des routes alternatives. Nous traversons des villages animés, la route étant le centre du commerce…de viande notamment ! Les boucheries sont à ciel ouvert et à température ambiante.

La campagne se dore et se dessèche peu à peu, l’air chaud nous brûle les yeux mais nous ventile un peu dans les descentes. Cette région porte bien son nom de savane colombienne. Des arbres majestueux, au ramage parfait, nous narguent avec leur ombre de l’autre côté des clôtures .. on trouvera un petit coin en bord de route pour pique niquer et même suspendre le hamac ! On reprend la piste en quête dun bivouac. Un portail ouvert, je m’enfonce dans le champ pour trouver ses propriétaires… qui nous indiqueront un endroit où camper chez leur voisin. Ils sont surpris et restent perplexes face à notre demande et notre façon de voyager, bien loin de leurs préoccupations de survie quotidienne. Une fois installés, ils viendront nous revoir pour essayer de comprendre, je pense, et vérifier que nous ne manquons de rien, et surtout pas d’eau ! La chaleur ne baisse pas beaucoup… dans la nuit, le champ brille sous les frontales de centaines d’araignées lumineuses. Nous nous endormons paisiblement, mais en sueur bien collés à nos matelas de plastique, heureux d’être réveillés le lendemain par le chant des oiseaux et les premières lueurs du jour à travers la moustiquaire de la tente.

Nous ne pouvons éviter la ville suivante Magangue. on nous met en garde, on nous avertit que c’est dangereux mais c’est la seule route et le seul pont… et c’est vrai que c’est un enfer. Plus on s’approche, plus la circulation s’intensifie. Les motos nous frôlent, les voitures nous klaxonnent, les charrettes nous coupent la route, les gaz d’échappement nous étouffent ! Aucun endroit calme pour se poser, le parc principal est un lieu de deal que nous fuyons, les rues débordent de monde. Nous nous dépêchons de quitter cette cacophonie pour atteindre un parc de loisir en bordure du Magdalena. On rejoint une famille de colombiens dans la piscine, les yeux bleus de Manon intriguent ses camarades de jeu! La journée est sauvée !

Le ciel rosit, l’air déjà chaud gagne quelques degrés… Le soleil pointe ses premiers rayons vers nous. Les grues blanches survolent les eaux argentées du Magdalena. Nous nous envolons avec elles sur l’immense pont qui enjambe ce bras de rivière. Le Magdalena est le plus long fleuve de Colombie puisqu’il la traverse complètement du sud au nord. Ici, il se sépare en une infinité de bras, la terre laisse la place à l’eau dans un entrelacs de marécages, de lagunes et de cours d’eau. Les arbres semblent en lévitation dans ce paysage. De grands iguanes verts et bleus traversent devant nos roues, nous scrutant d’un air furieux.

Mompox est vite atteint, tant la route est plate et roulante avec très peu de circulation… . Cette ville coloniale est classée au patrimoine mondial de l’humanité. Ses abords ressemblent à ceux de toutes les villes colombiennes que nous avons traversées : chaotiques, en travaux, poussiéreux, vivants et animés. Mais de son centre, construit autour d’églises, de places pavées, de maisons aux murs blancs et aux toits de briques se dégage un charme suranné. Le temps s’est figé. Il fait bon flâner au bord de la rivière, observer les iguanes et profiter de l’ambiance paisible de ses ruelles, de ses chapelles et de son cimetière particulier peuplé de chats. Nous sommes le 31 décembre, dernier jour d’une belle année…

Nous passerons le réveillon avec un jeune couple colombien adorable et pétillant, Dalila et Andres que nous avons rencontrés à Magangue. Les discussions s’enchaînent autour de jus frais aux saveurs nouvelles et de spécialités locales. Un excellent moment partagé et savouré ! Dalila et Andres ont une vision optimiste et gaie de leur pays, ils nous transmettent leur joie de vivre et veulent nous faire découvrir toutes les beautés de leur pays. Nous nous retrouverons dans le Santander, c’est sûr !
Nous nous souhaitons une bonne année plutôt à l’heure française… demain le réveil est toujours réglé à 5h30. Dans les rues, les familles ont sorti chaises et sonos. Des mannequins de tissus seront brûlés à minuit pour emporter les vœux de la nouvelle année. L’ambiance est gaie et quelque peu alcoolisée… devant notre auberge, la famille aussi s’est réunie musique à fond jusqu’à 5h30… le réveil est difficile, une petite soupe pour le petit déjeuner et ça repart!!

On traverse la rivière à bord d’une barque et empruntons une piste isolée. Nous retrouvons le calme et les oiseaux, des champs de grues blanches, si élégantes et discrètes. On roule tranquillement à l’ombre dans des paysages humides et marécageux, paisibles et sauvages. Nous traversons aussi des petits villages isolés et contrastés, dans lesquels de jolies maisons côtoient des cabanes de bois. Très bon choix de route! La piste est plus poussiéreuse mais renvoie moins de chaleur que l’asphalte. Un préau à bétail nous sauvera pour le pique nique. Pendant qu’Héloïse part chasser l’iguane, nous nous écroulons de fatigue sur les chaises et le hamac. On doit former un tableau intrigant pour les habitants qui nous saluent.


Nous enchainons les étapes, très matinales, plates mais longues. Nous en sommes à presque 400 km en 9 jours de vélo d’affilée. Dans ces lieux étouffants et marécageux, la moindre bande de terre sèche est occupée par un hameau, l’endroit est peu propice au bivouac. A quelques exceptions près, nous allons donc de villes en villages, d’hôtels en hôtels…ce dont nous n’avons pas vraiment l’habitude non plus et notre rythme très different est plutôt fatigant. Le village de Guamal nous offrira une petite auberge au jardinet reposant et la découverte de pommes de terre fourrées à la viande, un délice. Mais nous n’avons pas toujours autant de chance. Niveau logement, c’est la loterie dans les petits villages et à Talamaleque, nous tirons le mauvais lot. A part deux travailleurs, ce sont plutôt des couples qui vont et viennent et ne restent que peu de temps… L’ambiance est glauque… On se réconforte en cuisinant dans la cour un bon plat de pâtes aux oignons. Mais en voyage, les bonnes ondes succèdent vite aux mauvaises !

Le lendemain matin, fuyant ce lieu sordide, nous nous arrêtons prendre un petit déjeuner à une gargote sous un arbre, avec travailleurs et gens de passage. Nous nous régalons à nouveau de bon café sucré et de pommes de terre fourrées. Nous y rencontrons surtout Delwin et ses amis cyclistes. Il est de Pelaya, notre prochaine étape et nous invite à l’y retrouver. Il est bien connu dans son village et à l’habitude d’accueillir et de guider les cyclistes de passage. Et il nous offre l’hôtel, sa maison étant trop petite. Ca ne nous était jamais arrivé ! Nous le remercions sincèrement surtout qu’il nous amène ensuite découvrir sa ville et plus précisément son école, fondée par un missionnaire en 1971. C’est un véritable havre de paix et de transmission, qui contraste avec le chaos bruyant et poussiéreux de la route principale. Les salles de classe sont des petits kiosques, ouverts sur l’extérieur, les infrastructures sont décorées par les élèves. La place du village est bien plus calme aussi et nous terminons la journée par un tour de manège local !


L’autoroute qui mène à Bucaramanga n’est pas adaptée à notre convoi, trop dangereuse, trop longue et sans intérêt particulier. Nous devons trouver une alternative, ce qui n’est pas si simple, car les bus pleins en cette saison ne sont pas motivés pour prendre les vélos… Alors, on continue par la route, on change d’itinéraire ou on reste à Pelaya, dans la circulation, la poussière et le bruit? A bientôt, pour la suite…

34 commentaires sur “Les montagnes en point de mire

Ajouter un commentaire

  1. Ciao les Lamas, déjà tous nos meilleurs vœux de bonne et heureuse Année à vous cinq! Nous venons d’apprendre par Christian et Janine votre nouveau périple qui depuis l’Italie, va nous tenir en haleine, chanceux de pouvoir vous suivre au travers de vos superbes photos très joliment agrémentées de récits à couper le souffle . Bonne continuation ,au plaisir de vous suivre …Lucien & Fabienne

  2. Salut les Lamas, magnifique récit encore une fois et superbes photos.
    Nous vous souhaitons une merveilleuse année 2023, et nous sommes convaincus qu’elle le sera.
    Des grosses bises à vous 5

    1. Merci beaucoup à tous les 2 et belle année à vous 4, avec de beaux moments de partage et de belles découvertes en famille!! Plein de bises à vous 4.

  3. pour 2023 je vous souhaite une bonne continuation , que joie vie et paix vous accompagnent , encore bravo pour les récits de fanny, c’est commme si j’ y étais!!!!! R.E.

    1. Merci Rosy et belle année à toi aussi et à toute la famille, qu’elle soit sereine, riche et faite de beaux moments de partage. Plein de bises

  4. On a un peu frissonné en vous lisant. Mais on ne garde que vos rencontres authentiques, vos récits colorés, les photos toujours aussi belles et les sourires des trois filles. On vit aussi en direct et en rigolant le débat sur les 145km….adieu à la philosophie de la lenteur prônée par Héloise 😂🤣

    1. Pas d’inquiétude… Héloïse défend corps et âme sa philosophie de la lenteur!! Et heureusement ! On vous embrasse bien fort.

  5. Tout mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année Los Lamas ! ^^

    C’est toujours aussi agréable de vous suivre à travers vos photos, récits et sur la carte…
    Vous enchainez les kilomètres (bien plus que les litres d’eau apparement) et prenez la direction des pentes natives du grand Nairo Quintana… tout ça me donne envie d’écouter El Condor Pasa.
    Portez-vous bien et bon vent (dans le dos^^).

  6. Merci de vos bons souhaits !
    Bonne Année à vous 5 et à Tous ceux que vous allez rencontrer dans ces merveilleux paysage…
    Merci de ce voyage partagé, restant prudent et continuez à me faire rêver
    Patrick

    1. Merci Patrick et belle année à toi et à ta famille. Qu’elle t’apporte santé, joie et bonheur partagé !! Bises

  7. Merci de vos bons souhaits !
    Bonne Année à vous 5 et à Tous ceux que vous allez rencontrer dans ces merveilleux paysage…
    Merci de ce voyage partagé, restant prudent et continuez à me faire rêver
    Patrick

  8. Bonne année les lamas futés! Santé, eau et sécurité pour vous! 🙂 c’est super de lire de vos nouvelles, profitez bien et faites attention à vous!
    A bientôt,
    Remy, Julie et Robin

    1. Merci beaucoup et belle année à vous 3!! On vous la souhaite riche de beaux moments!! On a retrouvé l’eau, ouf!!! Plein de bises

  9. Quel beau parcours ! J’adore vos photos des arbres, de moments à vélo, de vos campements, d’animations et de marchés dans les villes, et … vos coiffures les filles !! On se régale toujours à te lire Fanny. Bravo à tous pour la journée de 145km, c’est un exploit sportif ! Gros bisous

    1. Et voilà comment naît une légende!! Les Chandesris et leur 145 km… en 3 jours!!! Merci Cécile et plein de bises à vous 4.

  10. Bonne année les Lamas futés ! On pense bien à vous. Vos récits et photos résonnent toujours avec nos aventures mexicaines. En lisant vos mots et en voyant vos photos les enfants disent beaucoup « oh, comme nous ! » Ou « c’est pareil ici ! ». Évidemment ce n’est pas pareil, mais il y a apparemment des similitudes !
    Bon courage pour la chaleur …
    Bisous

    1. Coucou las enchiladas! Aujourd’hui 8 janvier, une grande première, nous avons enfilé nos polaires !!!! Un petit vent frais dans les montagnes, on respire!
      Bisous à tous les 5.

  11. Belle année 2023 !!
    super de lire vos nouvelles aventures
    merci à vous pour le partage!!
    hâte de lire la suite …

  12. Bonne année les Lamas ! Un régal de vous lire et voir vos photos ! On tremble parfois pour vous et on espère que la suite se
    Passera toujours aussi bien !!
    Gros gros bisous
    Les Bassols

    1. Bonne année à vous 4!! Et merci beaucoup… on reste toujours prudent, et on se sent pour l’instant très bien dans ce beau pays!! On vous embrasse fort!!

  13. Belle année 2023 qui commence bien dans cette belle aventure. On ressent l’ascenseur émotionnel qu’un tel voyage fait sentir…
    Bonne route les amis !

  14. Super ce récit et photos. 9 jours de vélos d affilé mais ce n est pas dans le contrat , cela ? On ressent bien dans les descriptions ce que vous vivez et que l eau est essentielle ! Gros bisous

  15. Bonne année 2023
    Merci de nous faire rêver et découvrir ces merveilleux endroits
    très belles photos
    À bientôt
    Michèle Pugliesi – Mairie d’Assas

  16. Bonjour les Lamas et surtout une très belle année à vous cinq !!!!
    Je me régale toujours autant de vous lire !!!

  17. Bravo les lamas pour ces superbes récits! Continuez de nous faire vivre cela et nous faire rêver d’aventure et de contrées lointaines. Le trajet comme d’habitude a l’air très riche en rencontres! Les photos sont absolument magnifiques. Bises à vous, courage et surtout meilleurs voeux pour un superbe voyage. Comme nous le savez je vous envie fortement! :-))

    1. Merci Martin! Dans les montagnes, le potentiel de vtt est incroyable ! Et les pentes, disons pentues…. Un cyclo expérimenté nous a dit : « si tu traverse la Colombie en vélo, alors tu peux traverser le monde ».

Laisser un commentaire

par Anders Noren.

Retour en haut ↑